Brussels Studies : La revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles

Brussels Studies est une revue scientifique électronique, gratuite, destinée à la mise en valeur de recherches portant sur des questions bruxelloises, et ce sans discrimination de discipline ou de langue.not pregnant but no period

Brussels Studies est reconduit pour deux ans : Une nouvelle convention de deux ans vient d’être signée conjointement par la rédaction de la revue électronique Brussels Studies (Université Saint-Louis - Bruxelles) et Innoviris, l’Institut bruxellois pour la recherche et l’innovation. discharge after intercourseCette nouvelle convention de deux ans est la quatrième d’affilée dont bénéficie Brussels Studies.peeing blood

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Caroline Van Wynsberghe

29/04/2013

Bruxelles et Washington : deux capitales fédérales enclavées, deux expériences métropolitaines comparables ?

L’article fait suite à une mission d’étude comparative. Il montre que l’approche métropolitaine actuellement à l’œuvre à Bruxelles est très atypique si on la confronte à la littérature ou à l’exemple américain de Washington, DC. Elle relève plus de mécanismes belgo-belges de compromis que de la mise en œuvre de modèles classiques de coopération métropolitaine, qui mettent souvent l’accent sur l’implication volontaire des différents acteurs. Dans le cas bruxellois, le fait métropolitain s’est finalement imposé « par en haut », même si elle était réclamée par une partie des partenaires de la réforme de l’État. Mais contrairement au cadre américain, aucun incitant n’est prévu par l’autorité fédérale. La communauté métropolitaine bruxelloise est aussi spécifique parce que cette structure n’est pas prévue pour d’autres grandes villes du pays, alors que l’organisation métropolitaine de Washington ne fait qu’appliquer une règle commune à toutes les grandes villes américaines. La comparaison souligne aussi le temps nécessaire à la mise en place de la coopération. La concertation métropolitaine est pratiquée à Washington depuis plus de 60 ans et s’est faite progressivement en commençant par les domaines où c’était le plus évident, comme les transports publics.

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Emmanuelle Lenel

25/02/2013

La mixité sociale dans l’action publique urbaine à Bruxelles. Projet ou langage politique ?

Reprenant de la vigueur au milieu des années 1990, le principe de mixité sociale s’est cristallisé au tournant des années 2000 dans une démarche politique de « renforcement de la cohésion sociale ». Il est depuis devenu un mot d’ordre de l’action publique urbaine menée à Bruxelles comme ailleurs en Europe. Cette contribution s’attache, d’une part, à tracer le contexte politique et idéologique dans lequel il prend place. Elle tente de montrer, d’autre part, ce que recouvre le « projet » de mixité sociale dans le cas de Bruxelles – ses intentions, ses instruments et ses non-dits – et les enjeux urbains qu’il révèle.

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Benedikte Zitouni Céline Tellier

04/02/2013

Comment les corps techniques construisent la ville. Gestion stratégique du temps lors de la conception du plan d’extension urbaine au 19e siècle et de la création du (pré-)métro au 20e siècle à Bruxelles

Cet article croise le résultat de deux recherches doctorales et est le fruit d’un travail ayant pour cadre une étude plus globale sur les élites dans la ville. Deux sociologues y retracent la planification de l’extension de la ville par l’inspection de voirie au 19e siècle et la création du métro par le Service Spécial d’Etudes de la STIB au 20e siècle. Dans les coulisses des services de l’État, en décortiquant les archives internes de l’Administration (correspondances, rapports, notes et circulaires), on découvre que les fonctionnaires et plus particulièrement les corps techniques ont développé une pratique du temps permettant la réalisation pas-à-pas de grands projets. Le temps y est une donnée tactique et flexible, formulée et manipulée de manière à susciter le déploiement de la ville et engranger l’engagement irréversible des acteurs impliqués. La conclusion commune aux deux analyses, pourtant réalisées parallèlement, est de remettre en cause l’idée qu’il faudrait avant tout des visions et pouvoirs forts pour Bruxelles pour faire face aux grands enjeux urbanistiques. En guise d’alternative, sur base des enseignements de l’histoire des organisations, les auteurs proposent de s’intéresser d’abord aux corps techniques, à leur savoir-faire et à leur capacité d’être des médiateurs.

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Jacinthe Mazzocchetti

21/11/2012

Sentiments d’injustice et théorie du complot. 
 Représentations d’adolescents migrants et issus des migrations africaines (Maroc et Afrique subsaharienne) dans des quartiers précaires de Bruxelles

Suite à une enquête de terrain dans des quartiers et écoles du croissant pauvre de Bruxelles auprès d’adolescents migrants et issus des migrations africaines (Maroc et Afrique subsaharienne), cet article interroge les quêtes de rationalité des jeunes rencontrés face aux discriminations subies et aux injustices ressenties. En effet, outre leurs effets directs, en termes notamment de réussite sociale, les discriminations et les violences institutionnelles ont des répercussions sur les représentations de soi et du monde. L’accumulation des discriminations et des ressentis xénophobes, notamment lorsqu’elle est le fait des institutions, est interprétée par certains adolescents en terme de complot avec pour conséquence un renforcement des stratifications « eux/nous » et des logiques de défiance.

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Marjorie Lelubre

29/10/2012

La féminisation du sans-abrisme bruxellois : une évolution à mieux définir

La question de la féminisation du sans-abrisme telle que présentée dans les discours publics depuis plusieurs années doit être interrogée. Pour ce faire, l’analyse mobilise les données de fréquentation de deux opérateurs clés du secteur bruxellois, l’asile de nuit Pierre d’Angle et le Samu social, complétées par les statistiques centralisées par La Strada. Nous verrons que si en termes d’effectifs absolus, l’hypothèse d’une augmentation peut paraître fondée, c’est nettement moins clair en terme relatif. Si le nombre de femmes sans-abri connaît effectivement une augmentation dans certains services, cette croissance se comprend surtout dans le contexte d’une augmentation générale de la population sans-abri. 

Au-delà des chiffres, l’article vise à mieux cerner les particularités du parcours résidentiel féminin, marqué par un appel plus important au réseau informel et une orientation plus systématique vers des structures d’hébergement à long terme comme les maisons d’accueil. La catégorisation des personnes sans-abri sera également interrogée. Enfin, les effets et impacts de l’image de la femme sur leur prise en charge au sein du réseau institutionnel seront abordés.  

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Nicolas Lagasse

24/09/2012

Organisation des compétences entre Région et communes à Bruxelles : dépasser l’antagonisme des approches « Tina » et « Nimby »

Le projet de « grande ville » passe-t-il nécessairement par la suppression des communes ou une réduction drastique de leurs compétences ? Le débat est vif entre « régionalistes » et « municipalistes ». Le détour par l’analyse juridique livre des pistes de réflexion pour sortir de cette « guerre des tranchées ». La Constitution et la Charte européenne de l’autonomie locale offrent en effet un cadre de réflexion. Le droit n’impose ni n’exclut aucun scénario, mais oblige le législateur à interroger la possibilité d'une coopération synergique entre la Région et les communes, à l'aune des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Sur cette base, l’article pose quatre questions. La Région exerce-t-elle effectivement toute sa capacité de cohésion et de coordination ? L'institution communale est-elle organisée de la manière la plus efficace ? Tous les modes de concertation et de synergie ont-ils été mobilisés ? Les collaborations intercommunales ne doivent-elles pas être revues dans l'optique d'en améliorer la qualité du service à un moindre coût ? Cette réflexion ouvre des pistes pour rationaliser l'organisation des institutions et promouvoir les modalités de coopération.

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Lee Christopher Roland

02/07/2012

Quand les arbres cachent la ville. Pour une analyse conjointe de la forêt de Soignes et du fait urbain

Dans l’épaisseur de l’ « écotone » du massif forestier de la forêt de Soignes, il n’y a pas lieu d’étudier la forêt comme une « nature » indépendante des dynamiques urbaines. Dans cette partie de l’agglomération, la répartition des formes bâties ne s’est pas réalisée en couronnes isotropes à partir d’une centralité unique constituée par le Pentagone, mais bien à l’aune d’un second élément auquel ce dernier était historiquement lié : la forêt elle-même. Cet article retrace chronologiquement les rapports qu’a entretenu la masse végétale dénommée « forêt » avec les formes urbaines et les pratiques de l’habiter aujourd’hui associées à l’agglomération bruxelloise. Il met d’abord en lumière l’asymétrie qu’a installé la forêt durant l’Ancien Régime en matière de répartition des activités et du bâti. Puis, il fait état du rôle qu’a joué le massif forestier dans les processus d’urbanisation du sud-sud-est de Bruxelles au 19e et 20e siècle. Enfin, il explicite l’impact de ces interactions sur la construction du paysage forestier et sur sa gestion avant de se positionner quant à la manière d’appréhender la forêt aujourd’hui.

Remarque: Attention, cet article étant assez long, le fichier fait un peu moins de 40 pages et a un poids d'environ 65 Mo. Le téléchargement peut donc parfois prendre un peu de temps.

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Melpomeni Skordou

29/05/2012

Résistances à l’autorité policière à Bruxelles (1945-1975) : la construction judiciaire de la violence populaire

L’étude de la répression des résistances aux forces de l’ordre sur le territoire de Bruxelles pendant la période 1945 à 1975 infirme l’hypothèse d’un phénomène qui s’expliquerait par la tendance des jeunes à la révolte. Au contraire, l’analyse des dossiers judiciaires suggère que ces résistances sont le résultat de l’immixtion de la police dans des conflits privés. Des hommes ayant la trentaine, le plus souvent issus des classes défavorisées, occupent des espaces publics et semi-publics (rue et cafés) des communes urbanisées de Bruxelles pendant leur temps de loisir. Leur implication dans des interactions violentes avec leurs camarades ou leur épouse - affirmation de l’identité masculine ou déchargement des forces - dérange les représentants de l’autorité qui - véhiculant des normes de conduite bourgeoises - interviennent pour rétablir l’ordre. Des acteurs aux modes de conduite différents se heurtent sur la scène publique en essayant d’imposer leur façon d’être. L’activité policière participe à la criminalisation des formes populaires de vie sociale et de loisir.

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Maïté Maskens

26/03/2012

Géographies spirituelles : mobilité des pasteurs pentecôtistes et « miracles » migratoires entre l’Afrique, l’Amérique Latine et l’Europe

En considérant les aspects spatiaux et identitaires des déplacements des acteurs religieux, cette contribution entend interroger l’articulation entre itinéraires migratoires et religieux des pasteurs de quatre assemblées pentecôtistes bruxelloises différentes. L’analyse des récits de pasteurs, retraçant le périple les menant d’Afrique subsaharienne ou d’Amérique latine à la Belgique, donne à voir un entremêlement de mouvements géographiques et d’actions « divines », offrant l’opportunité de réfléchir à un double processus impliquant mobilité et religion. Il s’agit, d’une part, de comprendre la manière dont le pentecôtisme transforme l’expérience migratoire en permettant une mise en mot alternative de cette expérience. Et, d’autre part, de décrire les incidences de cette expérience sur les discours et les pratiques religieuses dans le contexte d’installation, notamment au travers des positionnements identitaires des « enfants de Dieu ».

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Danielle Leenaerts

05/03/2012

Les représentations photographiques de Bruxelles au tournant des 19ème et 20ème siècles : de la documentation à l’expression artistique

Les années 1880 à 1900 s’avèrent déterminantes à la fois pour l’urbanisme bruxellois et pour la reconnaissance artistique de la photographie. La politique de grands chantiers menée par Léopold II va s’avérer essentielle à la définition de l’identité urbaine bruxelloise. Dans le même temps, la photographie voit le statut de ses praticiens redéfini. Aux photographes pionniers de la période précédente, va succéder une génération d’amateurs – au sens noble du terme – qui vont défendre l’autonomie de ce qu’ils considèrent comme un art à part entière. Rejoignant un mouvement de fond à l’échelle internationale, apparu milieu des années 1880 sous l’appellation de « Pictorialisme », ils tendent à prendre modèle sur la peinture et à privilégier des sujets atemporels. La relation entre la ville et sa représentation photographique s’en trouve modifiée, celle-ci se voyant davantage appréhendée en tant que paysage, y compris péri-urbain. Les points de vue personnels sur le paysage urbain se multiplient, encouragés par les cercles de photographie d’art, fédérés par l’Association belge de Photographie.

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Frédéric Dobruszkes Kevin Lebrun

16/01/2012

Des nouvelles gares RER pour Bruxelles ? 
Enjeux, méthodes et contraintes

Cet article revient sur le débat, non-tranché à ce jour, qui oppose la Région de Bruxelles-Capitale et la SNCB quant à la création de nouvelles gares urbaines dans le cadre du projet RER. Notre objectif est de tenter de fournir une appréciation objective (ou à tout le moins méthodologiquement transparente et clairement exposée) et à jour de celles-ci. Après avoir présenté la problématique et débattu des méthodes possibles, nous proposons un calcul de potentiel pour chacune des gares proposées par les différents documents planologiques de la Région.
Ce faisant, nous montrons la pertinence de la plupart d’entre elles, dont une part significative présente un intérêt supérieur à celui des gares secondaires existantes à Bruxelles. Cependant, les gares les plus prometteuses sont bien souvent celles qui semblent les plus difficiles à réaliser techniquement, et inversement.
Au-delà de la froideur des résultats, nous insistons sur le fait que la décision de (re)mettre une gare en service dépend in fine avant tout de l’action politique, elle-même étant le reflet de la prise en compte (ou non) d’enjeux de dimensions et de nature potentiellement variés, ce que montrent nos quelques études de cas.