Brussels Studies : La revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles

Découvrez d'autres publication sur Bruxelles sur le site du Brussels Studies Institute.

>> En savoir plus

Quand gérer des feux de circulation préfigure des choix de mobilité. Les enjeux stratégiques d’un outil technique

Cet article entend ouvrir la boite noire du système de télécommande des feux utilisé par le transport public bruxellois. Ce dispositif technique redistribue le partage temporel de l’espace en faveur du transport public et est ainsi censé permettre de juguler l’effritement constant de la vitesse commerciale auquel la Société de transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) est confrontée et, partant, de faire des économies en termes d’exploitation. Notre objectif est de rendre ce dispositif technique intelligible et de mettre en lumière les enjeux politiques qui le sous-tendent en termes de gestion de l’espace. On retrouve évidemment au cœur des discussions sur la télécommande des feux la question de la place respective du transport public et de l’automobile dans le cadre d’un niveau d’encombrement des voiries très élevé. Par cette démarche, c’est également le travail peu visible de l’administration (dans ce cas, Bruxelles Mobilité), dans sa capacité à créer des compromis, qui est mis en exergue, avec ses avantages et inconvénients, pour qu’un projet fonctionne au sein de l’« écosystème bruxellois ».

Note de synthèse BSI. Sur les traces de la Première Guerre mondiale à Bruxelles

Le centenaire de la Première Guerre mondiale a remis cette période sous les feux des projecteurs. Le retentissement médiatique des premières commémorations a été tout à fait inédit, voire surprenant, pour un conflit longtemps resté dans l’ombre d’une Seconde Guerre mondiale plus meurtrière encore. Si tout portait à croire que la Grande Guerre n’était plus qu’un lointain souvenir, force est de constater qu’elle fait encore l’objet d’une réelle curiosité de la part du grand public.

Ce centenaire a aussi engendré une multitude de publications dont beaucoup s’inscrivent dans le renouveau des recherches historiques sur la Première Guerre mondiale en cours depuis une grosse vingtaine d’années. Le cas de la Belgique, théâtre de combats et territoire presque totalement occupé, a été abondamment étudié. Par contre si une série de travaux récents ont pris Bruxelles pour cadre d’analyse, une synthèse globale spécifiquement consacrée à la capitale fait encore défaut. Cette première note synthétise donc les traces matérielles et les héritages immatériels du conflit à Bruxelles.

L’ambition n’est dès lors pas de retracer l’histoire de Bruxelles pendant la Première Guerre mondiale, ni même de présenter les derniers travaux sur ce sujet mais de répondre à quelques questions simples que se posent aujourd’hui les Bruxellois : que reste-t-il de la Première Guerre mondiale dans la capitale ? Qui s’y intéresse et pourquoi ? Quelles résonances ce conflit a-t-il encore aujourd’hui dans les mémoires bruxelloises? Comment se répercutent-elles dans l’espace urbain ? En d’autres mots, cette note prend le parti de renverser la temporalité historique pour observer le résultat opéré par le tri du temps.
 

Brussels Studies fact sheet. Besoin en enseignants en Région bruxelloise à l'horizon 2020

En 2019-2020, la Région de Bruxelles-Capitale accueillera environ 24 000 élèves de plus qu’en 2013-2014 dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire. Cette croissance génère des besoins supplémentaires en infrastructures, mais aussi en enseignants. Une équipe interuniversitaire issue de l’Université libre de Bruxelles, la Vrije Universiteit Brussel, l’Université Saint-Louis et l’Université catholique de Louvain a mobilisé les données disponibles pour tenter d’y voir plus clair dans une perspective bruxelloise. Le Cahier de l’IBSA n°5, synthétisé dans une Fact sheet de Brussels Studies, détaille leur estimation des besoins en personnel enseignant en 2019-2020.

Tivoli, quartier durable : une nouvelle manière de faire la ville à Bruxelles ?

À Bruxelles comme ailleurs, la référence au durable fait son chemin dans les politiques publiques. Avec 400 logements, un parc et un pôle économique dédié aux entreprises « vertes », le projet de quartier durable « Tivoli » est un des plus ambitieux parmi ceux développés actuellement sur le territoire bruxellois. En 2012, des chercheurs de l’Université Saint-Louis à Bruxelles (USL-B), de l’Université libre de Bruxelles (ULB), de l’Université catholique de Louvain (UCL) et des acteurs associatifs, dont Periferia, en charge de la participation dans le cas de Tivoli, décident de l’étudier in vivo. Cet article synthétise une partie des travaux de ce groupe à partir de quatre thèmes : 1) les recompositions de l’action publique et de la « gouvernance » ; 2) la participation, au cœur du projet durable ; 3) les liens entre l’architecture et le modèle de la ville durable ; 4) l’appropriation de l’habiter durable dans deux autres projets bruxellois. Pour les auteurs, le projet Tivoli apparaît révélateur de (nouvelles ?) manières de faire qui interrogent plus largement les modes de fabrication de la ville contemporaine.

Note de synthèse BSI. Le logement à Bruxelles : diagnostic et enjeux

Cette note de synthèse met en lumière, en variant les approches (démographiques, juridiques, politiques, sociologiques), les diverses facettes de la problématique du logement à Bruxelles. Elle ne constitue pas un état des savoirs exhaustif sur l’habitat, mais offre un panorama des connaissances et des enjeux actuels. Elle met en évidence les différentes dimensions du logement dans le contexte de la croissance démographique et de la fragmentation sociale, révèle les controverses et débats à son sujet et pointe les principaux enjeux pour le futur.